Persuadés d'avoir du vécu,
Chacun de nous pense posséder le monopole de la souffrance.
On aborde fièrement nos cicatrices et on aime à rappeler à quel point nos vie sont tristes et cruelles.
On est le nombril du monde et tous prétendent avoir grandi à l'ombre du bonheur.
On s'fait notre ciné dans le vacarme de nos plaintes y'a tant de gens qu'on entend même plus pleurer. Tu sais on n'souffre pas qu'en banlieue partout tu peux lire le même manque dans les yeux, même dans les beaux quartiers des sourires sont des masques. On achète pas le bonheur sans qu'un jour on nous l'tend ou des masques la détresse n'a pas de couleur. Réveille toi ! Sous combien de peaux blanches se cache la douleur. Chacun ces secrets, emmurés dans le silence.
Tu peux souffrir sans v'nir de la banlieue,
partout tu peux lire le même manque d'amour dans les yeux.
A chacun sont ghetto,
Chacun porte son fardeau,
Tu peux grandir à l'air libre, mais comme derrière les barreaux .